Jean Laberge défend la hausse des droits de scolarité avec des moutons

Un collègue professeur de philosophie au cégep du Vieux-Montréal, Jean Laberge, a publié récemment un article soutenant l’importance d’augmenter les droits de scolarité, concluant qu’il se range « inconditionnellement derrière le Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec » (MESRQ).

Je ne partage pas sa conclusion, mais ce n’est pas de cela que je veux parler aujourd’hui. Non, aujourd’hui, je veux simplement m’intéresser à l’argument avancé pour la justifier. Pour véritablement comprendre un enjeu, il faut soupeser les raisons soutenant des opinions contradictoires. Dans cette optique, certains arguments pour la hausse des frais de scolarité sont solides, d’autres moins; celui présenté par Laberge est tout simplement pathétique.

À moins qu’il ne soit une tentative de nuire au MESRQ [1], ce qui serait une tactique malhonnête et condamnable [2], ce n’est pas digne d’un professeur de philosophie : l’argument repose sur une incompréhension du texte cité [3], sur des confusions conceptuelles et, plus généralement, sur une fausse analogie. Laberge sait très bien qu’une fausse analogie est un mauvais argument, un sophisme : non seulement il l’enseigne, mais il l’a présentée comme tel dans son récent guide méthodologique [p. 53].

1. L’analogie que Laberge utilise pour tout nous démontrer

L’argumentaire de Laberge repose sur une notion qu’il appelle « la tragédie des communaux » qu’il emprunte d’un certain Garett Hardin, biologiste, qui l’a présentée dans un article du même nom paru dans la revue Science en 1968. Pour nous la présenter, il utilise cette analogie :

Imaginez un troupeau de moutons où les bergers les mènent pour brouter dans de verts pâturages. Ceux-ci sont un bien commun. Toutefois, d’autres bergers apprenant l’existence de ces riches pâturages, mènent leurs troupeaux dans ces mêmes lieux. À court terme, la quantité de nourriture disponible disparaît. Conclusion : un bien commun est rapidement dilapidé et épuisé.

L’analogie a été présentée par Hardin lui-même justement pour expliquer la tragédie des communaux; Laberge se réclame de cette idée pour justifier la hausse des droits de scolarité (Hardin s’en réclame plutôt pour soutenir l’idée qu’il faut contrôler les naissances, mais c’est une autre histoire).

Cette tragédie se résume ainsi : de sévères problèmes surviennent lorsque l’on permet à une ressource finie d’être utilisée librement par tous comme si elle leur appartenait. C’est cela, un « bien communal » : quelque chose dont tous peuvent librement disposer comme bon leur semble. Dans les mots de Hardin, voilà pourquoi ce type de bien est destiné à une fin tragique :

En tant qu’être rationnel, chaque éleveur cherche à maximiser son gain. Explicitement ou implicitement, plus ou moins consciemment, il se demande “quelle est l’utilité pour moi d’ajouter une bête de plus à mon troupeau ?” […]. [L]’éleveur rationnel conclut que la seule voie sensée qu’il peut suivre est d’ajouter une autre bête à son troupeau. Et une autre; et une autre…. Mais ceci est la conclusion atteinte par chaque berger rationnel partageant un terrain commun. C’est là que se trouve la tragédie. Chaque homme est enfermé dans un système qui le contraint à augmenter son troupeau sans limite — dans un monde qui est limité. La ruine est la destination vers laquelle tous les hommes se ruent, chacun à la poursuite de son propre meilleur intérêt dans une société qui croit en la liberté des communaux. La liberté dans les communaux apporte la ruine à tous.

Bref, si on ne limite pas l’accès aux biens d’une manière ou d’une autre, le comportement rationnel de chacun mènera à la perte de ces biens. Maintenant, voyons voir comment Laberge utilise cette analogie à tort et à travers pour nous démontrer que l’on doit augmenter les frais de scolarité universitaires.

2. Considérer l’éducation comme un bien commun mènera à sa dilapidation et son épuisement

Selon Laberge, cette tragédie affecte aussi l’éducation, mais on peut la déjouer de façon relativement simple :

Lorsque le berger s’avise de devenir propriétaire des espaces alimentaires nécessaires pour la survie et la reproduction de son troupeau, il s’assure du même coup de la durabilité de son bien. La quantité d’herbe disponible est juste suffisante pour subvenir aux besoins de tous les moutons, mais pas plus. Responsable, le berger ne s’avise pas d’augmenter la taille de ses moutons car l’ajout de moutons diminuerait la quantité de nourriture disponible. Pourtant, le berger sait qu’un nombre plus important de moutons signifie d’avantage [sic] de rentrer [sic] d’argent. Quoi qu’il en soit, le berger veille à la durabilité ainsi qu’à la qualité de son cheptel. […]

L’éducation est un bien commun. Le gouvernement l’administre en notre nom. À strictement parler, ce bien ne lui appartient pas. Comme personne légale, l’État n’en est que l’administrateur, le gestionnaire. Or, même si l’éducation appartient à la collectivité, elle demeure un bien commun. À cet égard, l’éducation serait elle aussi confrontée à “la tragédie des biens communs”.

OK… Donc, considérer que l’éducation supérieure est un bien commun risque de la « dilapider » et de « l’épuiser » parce que l’éducation, c’est la même chose qu’un pâturage. Si tout le monde a le droit de librement s’éduquer, la valeur de l’éducation deviendra nulle (on a tout mangé l’éducation!). Il faudrait donc privatiser l’éducation pour que chacun soit propriétaire de la sienne pour éviter ce sort tragique. 

Avant toute chose, il vaut la peine de souligner que Hardin ne fait jamais explicitement ce lien; que si on lit son article correctement, qu’il est loin d’être clair qu’on peut en déduire cela. En fait, il semble attribuer une importance majeure à l’éducation et à sa diffusion généralisée pour limiter la tragédie des biens communaux : « L’éducation peut contrebalancer la tendance naturelle à faire le mauvais choix, mais la succession inexorable des générations exige que la base de cette connaissance soit constamment rafraîchie. » Il répète quelque chose de similaire à la fin de son texte : « La seule voie pour préserver et cultiver les autres et plus précieuses libertés est d’abandonner la liberté de se multiplier et cela très bientôt. “La Liberté est la reconnaissance de la nécessité” — et c’est le rôle de l’éducation de révéler à tous la nécessité d’abandonner la liberté de se multiplier. Ce n’est qu’ainsi, que nous pouvons mettre fin à cet aspect de la tragédie des communaux. »

Probablement que Hardin, comme la plupart des gens, comprend que l’éducation n’est pas comparable à un pâturage. Il y a des choses comme ça dans la vie qui ne sont tout simplement pas des ressources finies que l’on doit éviter de surexploiter. Laberge ne soutiendrait probablement pas qu’on doive faire payer les gens pour qu’ils deviennent courageux, généreux et respectueux; qu’on doive les faire payer pour qu’ils développent la vertu au risque de complètement la dilapider.

Le problème semble être dû au fait que Laberge confond ici l’éducation prise comme résultat (dans le sens de « je suis éduqué; je suis allé à l’école, j’ai réussi mes études, etc. ») et le financement de l’éducation (dans le sens de ce qui est utilisé pour payer des professeurs, bâtir des universités, etc.) Je pourrais arrêter ici : rien ne va plus dans son argumentaire quand on comprend cette confusion. En effet, l’éducation n’est en rien comparable à un pâturage dont on peut retirer toute la verdure. C’est même plutôt le contraire : plus on en « consomme », plus on en a, tant en ce qui concerne le nombre de personnes éduquées que l’étendue de l’éducation de chacune des personnes.

Bien entendu, cela ne revient pas à dire que l’argent nécessaire pour financer le système d’éducation est une ressource infinie. Il va de soi que nous en avons une quantité finie. La question est donc de déterminer si on doit l’investir (et si oui, à quelle hauteur) dans un système d’éducation public. Avec raison, c’est de cela (entre autres) que traite le débat actuel sur la hausse des frais de scolarité. Cependant, l’analogie proposée par Laberge ne nous sert à rien dans ce débat… sauf peut-être à nous rappeler le truisme que les finances publiques sont limitées (il faut bien accorder le mérite là où il est dû).

3. L’état ne doit pas administrer les « biens communs »

Laberge indique ici assez clairement qu’à son avis, laisser à l’état le rôle d’administrer les biens communs mène à leur dilapidation :

Comment faire pour assurer la durabilité des biens communs? En le remettant à un tiers qui l’administrera en notre nom? C’est ce que font nos gouvernements et, à l’évidence, force est de constater qu’il s’agit toujours d’un bien commun que nous dilapidons à qui mieux mieux – à commencer, le plus souvent, par les gouvernements eux-mêmes!

La solution qu’il propose est celle de privatiser les biens communs pour en faire des biens privés. Dans le cas de l’éducation, qu’il est impératif « que les étudiants-es aux niveaux supérieurs se responsabilisent et paient pour leur éducation ». Soyons charitables envers la valeur intellectuelle de son argumentation et supposons qu’il parle précisément non pas de l’éducation comme résultat, mais de l’argent public que l’on doit investir dans le système d’éducation. À la limite, l’idée peut se défendre : si les étudiants ne paient pas une partie importante de leur éducation, ils utiliseront l’argent public jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus du tout.

Même en supposant cela, la conclusion découle d’une lecture très incomplète du texte de Hardin. En effet, devant la tragédie des communaux, Hardin (qui utilise comme exemple l’accès aux parcs nationaux) propose plusieurs solutions possibles :

Que devons-nous faire? Nous avons plusieurs options. Nous pourrions les vendre comme propriété privée. Nous pourrions les conserver comme propriété publique, mais allouer le droit d’y entrer. L’allocation pourrait être basée sur la richesse, par l’utilisation d’un système de vente aux enchères. Elle pourrait être basée sur le mérite, défini à partir de critères reconnus. Elle pourrait être basée sur une loterie. Ou elle pourrait être sur une base premier arrivé, premier servi, administrée par de longues files d’attente. Ce sont toutes, je pense, des possibilités raisonnables. Elles sont toutes discutables. Mais nous devons choisir — ou consentir à la destruction des communaux que nous appelons nos Parcs Nationaux.

Laberge choisit pour l’éducation une solution assimilable à la première proposée par Hardin, soit celle de la rendre comme propriété privée (c’est-à-dire que son financement soit fait de façon privée plutôt que public, à tout le moins dans une plus grande partie que ce qui est le cas actuellement). À moins que ce soit plutôt assimilable à la deuxième, soit celle de la considérer comme bien public, mais dont l’allocation serait basée sur la richesse (bien que cela semble contredire son jugement quant à la valeur de l’État comme administrateur). Le choix exact qu’il fait n’a pas vraiment d’importance : peu importe l’approche préconisée par quiconque, le gros du travail sera de justifier sa préférence. Laberge se contente d’en livrer une sans aucun argument (sa solution n’a même pas le mérite d’être novatrice), alors que le texte auquel il fait référence présente de multiples possibilités qui sont toutes « raisonnables » et « discutables ».

Le choix que Laberge fait est en outre assez particulier et contre-intuitif, puisque « l’allocation » de l’éducation supérieure est déjà « basée sur le mérite, [défini] à partir de critères reconnus ». Il n’ignore certainement pas que ceux qui sont incapables d’accomplir le travail demandé ne pourront pas poursuivre très longtemps sur les bancs d’université. Pourquoi ajouter un critère basé sur la richesse à cela? Laberge reste muet là-dessus. S’il craint qu’un trop grand nombre d’étudiants universitaires ne dévalorise l’éducation ou n’en dilapide le financement (peut-être en poursuivant leurs études malgré les échecs), pourquoi ne pas plutôt soutenir un durcissement des critères d’admissions méritocratiques déjà en place? Laberge reste muet là-dessus aussi.

Bref, personne ne nie l’importance de financer le système d’éducation; le débat porte sur les moyens de financement à préconiser. Avec cet article, Laberge n’ajoute strictement rien à cette discussion sauf de la confusion (et des moutons, bien entendu) [4].

4. Bonus : les changements climatiques!

Laberge souligne au passage ceci :

Ainsi, le phénomène troublant des changements climatiques serait la résultante d’une tragédie globale des biens communs planétaires.

Avec tout ce que l’on vient de lire, il est difficile de ne pas comprendre ici qu’il propose une « privatisation » de l’environnement. J’aurais bien aimé vous écrire en long et en large en quoi l’environnement n’est définitivement pas un bien qui se privatise aisément et que même s’il l’était, il serait virtuellement impossible de réunir les ressources nécessaires pour en assurer la protection de façon profitable, mais on m’a devancé : Hardin, dans le texte duquel Laberge s’inspire, a déjà fait le travail. Le sous-titre de la section étant « Pollution », elle est assez difficile à rater. Je la cite en entier :

D’une façon inverse, la tragédie des communaux réapparaît dans les problèmes de pollution. Ici il n’est pas question d’extraire quelque chose des communaux, mais d’y mettre quelque chose — des eaux usées, ou des déchets chimiques, radioactifs et caloriques dans l’eau; des émanations nocives et dangereuses dans l’air et des panneaux publicitaires gênants et désagréables dans le champ de vision. Les calculs d’utilité sont presque les mêmes qu’auparavant. L’homme rationnel constate que sa part du coût des déchets qu’il déverse dans les communaux est moindre que le coût d’épurer ses déchets avant de s’en débarrasser. Comme c’est vrai pour chacun, nous sommes enfermés dans un système de “souiller notre propre nid,” tant que nous nous comportons seulement comme des libres entreprises indépendantes et rationnelles.

La tragédie des communaux comme panier à provisions est évitée par la propriété privée, ou quelque chose de formellement équivalent. Mais l’air et les eaux qui nous entourent ne peuvent pas être aisément clôturés et ainsi la tragédie des communaux comme fosse d’aisance doit être empêchée par des moyens différents, par des lois coercitives ou des dispositifs fiscaux qui rendent plus économique pour le pollueur de traiter ses polluants que de les décharger non traités. Nous n’avons pas progressé aussi loin dans la résolution de ce problème que dans celle du premier. En fait, notre concept particulier de propriété privée, qui nous dissuade d’épuiser les ressources positives de la terre, favorise la pollution. Le propriétaire d’une usine sur la berge d’une rivière — dont la propriété s’étend jusqu’au milieu de la rivière, a souvent du mal à voir pourquoi ce n’est pas son droit naturel de troubler les eaux qui coulent devant sa porte. La loi, toujours en retard sur l’époque, nécessite des adaptations complexes pour prendre en compte ce nouvel aspect des communaux.

Le problème de la pollution est une conséquence de la population. La façon dont un pionnier américain solitaire disposait de ses déchêts [sic] n’avait que peu d’importance. “L’eau courante s’épure tous les 15 kilomètres,” avait l’habitude de dire mon grand-père et le mythe était suffisamment près de la réalité quand il était un enfant, car il n’y avait pas trop de monde. Mais quand la population est devenue plus dense, les processus naturels de recyclage chimique et biologique sont devenus surchargés, exigeant une redéfinition du droit de propriété.

Bref, Hardin propose explicitement à peu près exactement le contraire de ce que Laberge semble déduire de sa lecture : ce qu’il nous faut, c’est plus de « lois coercitives » et une « redéfinition du droit de propriété ». Hardin souligne même que la tragédie des communaux, dans le cas précis de l’environnement, se réalise « [d]’une façon inverse » et que « notre concept particulier de propriété privée, qui nous dissuade d’épuiser les ressources positives de la terre, favorise la pollution ».

Nous nous trouvons donc devant un trilemme : Laberge a-t-il mal compris, mal lu ou n’a-t-il simplement pas lu du tout cette section pour ainsi laisser croire que Hardin soutient le contraire de ce qu’il dit? A-t-il plutôt volontairement induit ses lecteurs en erreur? Ou est-ce autre chose encore? [5]

5. Conclusion

« La tragédie des communaux » présentée par Hardin peut se résumer ainsi : si on permet que certaines ressources limitées soient exploitées librement par chacun tant qu’il le désire, ces ressources finiront par être dilapidées. Hardin propose de limiter l’accès à ces ressources pour éviter la tragédie.

La propriété privée est un moyen parmi d’autres qu’il suggère pour y parvenir. Il ne faut pas confondre cela avec « il faut transformer tous les biens communs en biens privés ». C’est ce que Laberge semble faire.

Il ne faut pas non plus confondre les ressources qui sont utilisées et qui peuvent finir par être « dilapidées et épuisées » avec ce qui est produit par l’utilisation de ces ressources. En ne distinguant pas clairement l’argent public à investir (ou non) dans le système d’éducation et l’éducation elle-même, c’est ce que Laberge fait.

Il ne faut finalement pas confondre non plus les biens qui peuvent être privatisés de ceux qui ne peuvent ou peuvent difficilement l’être. C’est ce que Laberge semble faire, à tout le moins en ce qui concerne l’environnement.

Si on veut s’inspirer de l’analyse que Hardin fait des biens communaux pour discuter de la pertinence de l’augmentation des frais de scolarité universitaires québécois, on doit évaluer si c’est le moyen à préconiser pour protéger le trésor public et la valeur de l’éducation dispensée; pour y arriver, la moindre des choses serait de montrer que les autres moyens proposés par Hardin sont inférieurs. Ce n’est pas ce que Laberge fait.

Dans tous les cas, et cela doit être très clair, ni l’éducation ni l’environnement ne sont comparables à un pâturage brouté par des moutons. Cet article aura servi à clarifier en quoi ce qui me semble directement évident par un minimum de sens commun est rationnellement justifié : on a affaire à une fausse analogie qu’on pourrait peut-être pardonner à un enfant de primaire, mais pas à un professeur de philosophie au collégial.

Notes

[1] « La manière la plus perfide de nuire à une cause est de la défendre intentionnellement avec de fausses raisons » Nietzsche, Le gai savoir, §191.

[2] Je doute que Jean Laberge ne soit malhonnête : « N’attribuez jamais à la malveillance ce qui s’explique très bien par l’incompétence. » Attribué à Napoléon Bonaparte

[3] Je ne dirai pas une lecture partiale, tendancieuse, voire malhonnête. Voir note 2.

[4] À moins que son texte ne soit en lui-même un appel au durcissement des critères servant à accorder les diplômes en philosophie.

[5] Je commence à douter, mais voir notes 2, 3 et 4.

8 réflexions sur “Jean Laberge défend la hausse des droits de scolarité avec des moutons

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